Comment ça marche

Evol-Us réunit plusieurs outils qui se répondent : on débat, on enquête, on vérifie dans les données publiques, et on se forme. Voici le parcours concret.

  1. 1. Créer un compte

    L'inscription est gratuite et demande une adresse e-mail, un nom d'utilisateur et un mot de passe. Vous pouvez renseigner votre commune si vous voulez voir en priorité ce qui se passe près de chez vous — c'est facultatif.

  2. 2. Débattre sur des faits

    Un débat part d'une question posée par quelqu'un, à l'échelle communale, provinciale, régionale ou nationale. Vous y ajoutez des arguments classés « pour », « contre » ou « nuance », qui se répondent en fil de discussion. On vote sur l'impact d'un argument et sur son degré d'accord — deux choses différentes : un argument peut être fort sans qu'on y adhère.

  3. 3. Réclamer des sources

    Joindre une source n'est pas imposé au moment d'écrire. En revanche, n'importe qui peut adresser une demande de source à un argument : elle reste visible publiquement tant que l'auteur n'y a pas répondu. Chaque source affiche son statut — en attente, vérifiée ou contestée — et une adresse détectée comme malveillante reste masquée.

  4. 4. Appeler un spécialiste

    Quand un débat bute sur une question technique, la communauté peut lancer un appel à expert et voter pour le soutenir. Les personnes reconnues dans le domaine concerné sont notifiées et peuvent répondre publiquement, sous leur nom.

  5. 5. Cartographier les opinions

    Un débat peut activer une cartographie : chacun y publie des affirmations courtes que les autres approuvent, rejettent ou passent. Un regroupement, lancé à la demande, rassemble ensuite les affirmations et les participants selon leurs profils de vote. Il montre qui se rassemble autour de quoi — pas quels textes se ressemblent.

  6. 6. Enquêter à plusieurs

    Quand une question demande un vrai travail de fond, une investigation permet de s'organiser : répartir les tâches, centraliser les sources en les datant, publier des constats que les autres contributeurs peuvent contester avec motif, et rédiger à plusieurs dans un éditeur partagé. Une investigation peut être reliée à un débat pour en nourrir l'argumentation.

  7. 7. Vérifier dans les données publiques

    Une seule recherche donne accès au registre des entreprises (BCE) et ses 1,9 million de fiches, au Moniteur belge, aux mandats publics, aux documents de cinq parlements belges, à la presse, aux statistiques Statbel, au cadastre des subventions et aux perspectives du Bureau du Plan. Cherchez une entreprise et retrouvez ses publications, ses mandataires et les documents parlementaires qui la mentionnent. C'est gratuit et sans limite d'usage.

  8. 8. Se former

    Les formations civiques se suivent par modules et leçons, avec des quiz et un certificat à l'arrivée. Certains débats, selon leur niveau de difficulté, demandent d'avoir terminé au moins une formation avant d'y participer : l'idée est de partager un socle commun avant d'aborder les sujets les plus techniques.

  9. 9. Signaler et modérer

    Un contenu problématique se signale en un clic. Le signalement rejoint une file traitée par des modérateurs ; pour les cas délicats, un jury de citoyens peut être saisi et vote la décision plutôt que de la laisser à une seule personne. Toute sanction peut être contestée par un appel, et les statistiques comme les décisions rendues sont publiques.

Et les points d'expérience ?

Chaque action rapporte de l'expérience, mais un plafond quotidien limite ce qu'on peut accumuler en un jour : publier en boucle ne sert à rien. Les contributions reconnues par la communauté — un argument mis en avant, un constat d'enquête validé, une formation terminée — pèsent nettement plus qu'un message de plus. Un classement existe pour celles et ceux que ça motive ; rien n'oblige à le regarder et aucune fonctionnalité n'en dépend.

Prêt à participer ?